Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/274

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Bhârata, cette narration merveilleuse. Ce qui est ailleurs touchant le devoir, l’intérêt, l’amour et la délivrance est ici ; mais ce qui n’est point ici, ô le plus éminent des Bharatides, n’existe nulle part. » 2332-2333.

Vaîçampâyana dit : « Sire, jadis vécut un monarque, adonné sans cesse à cultiver la vertu, il fut surnommé Ouparitchara ; il s’était lié par le vœu d’aller toujours à la chasse, quand on lui dirait d’y aller. 2334.

Ce roi Vasou, fils de Pâaurava, obéissant aux conseils d’Indra, conquit le ravissant et délicieux royaume de Tchédi. 2335.

Ensuite le monarque, abandonnant ses armes, se retire dans un hermitage, amasse un trésor de pénitences ; et les Dieux, Indra à leur tête, viennent le trouver. 2336.

« Car ce roi va détrôner Indra, pensaient-ils, grâce au mérite de ses pénitences ! » Tous devant lui, ils cherchèrent donc avec des cajoleries à le détourner de ses macérations. 2337.

« Monarque de la terre, lui dirent les Dieux, que les devoirs ne soient pas confondus sur la terre ! En effet, ton devoir à toi, que tu as fait dévier ici, n’est pas de se macérer, mais de soutenir le monde entier. » 2338.

Indra lui tint ce langage : « Sois le défenseur des devoirs, toujours appliqué, toujours attentif, sans cesse attelé au char du devoir, et tu verras de tes yeux les mondes purs, éternels. 2339.

» Sois l’ami bien-aimé de moi, habite dans les cieux, toi, qui habites sur la terre, monarque des hommes ; rétablis ta demeure dans cette contrée délicieuse de la terre.

» C’est un pays opulent, sain, charmant, facile à défendre, comblé de fruits, regorgeant de grains et de bestiaux,