Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/430

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Dévâpi se retira dès l’enfance au milieu des bois, et Çântanou monta sur le trône de la terre. 3798.

Ici, est un çloka tiré de la généalogie :

« Tout vieillard, qu’il touche de ses mains, revient à la jeunesse et goûte le plaisir ; c’est de là qu’il fut appelé Çântanou ; telle fut l’origine du nom Çântanou, sedam ou molliens. 3799.

Çântanou épousa la Gangâ, quasi fille de Bhagîratha, et de ce mariage est né Dévavrata, qu’on appelle aussi Bhîshma. 3800.

Désirant faire une chose agréable à son père, Bhîshma de faciliter à Çântanou les moyens d’épouser Satyavatî, qu’on appelle encore Gandhakâlî et qui devint sa belle-mère. 3801.

Elle avait eu de Parâçara un fils avant son mariage : c’est Vyasa-Dwaîpâyana ; elle eut aussi de Çântanou deux autres fils : 3802.

Vitchitravirya et Tchitrângada. De ces deux, Tchitrângada fut tué par un GandhaiTa sans qu’il eût même atteint la jeunesse, et Vitchitravirya fut élevé sur le trône de son père. 3803.

Il épousa deux filles du roi de Kâçî, Ambikâ et Ambalikâ, l’une et l’autre nées de Kâauçalyâ. 3804.

L’âme de Vitchitravirya ayant abandonné son corps sans qu’il eut de postérité, Satyavatî eut cette pensée : « Il ne faut pas que la race de Dousmantba vienne à s’éteindre. » 3806.

Elle tourna son esprit vers le saint anachorète Dwaîpâyana, et celui-ci, debout devant elle : « Quelle chose, lui dit-il, m’ordonnes-tu de faire ? » 3806.

« Vitchitravirya, ton frère, lui répondit-elle, s’en est