Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/437

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« Mon sentiment, Dieux sans péché, reprit la Gangâ, sympathise avec ce que vous me demandez : je ferai donc cette chose, agréable pour lui et désirée par vous. »

« Veuille bien jeter, aussitôt qu’ils seront nés, lui dirent ces Vasous, tes enfants au milieu des eaux, afin que notre dette soit promptement acquittée dans ce monde, autour duquel marchent les deux autres. 3858-3859-3860.

« Je ferai ainsi, répondit la Gangâ ; mais il faut qu’il puisse au moins lui rester un fils, afin qu’il ne soit pas trompé dans son mariage avec moi, qui aura pour but l’acquisition d’un fils.» 3861.

« Chacun de nous, reprirent les Vasous, donnera à cet enfant la huitième partie de sa force individuelle. Ce fils, qu’il désire, aura donc une telle vigueur. 3862.

« Mais on ne verra pas naître ensuite une postérité de lui parmi les mortels ; ce fils si robuste n’aura donc pas de fils. » 2863.

Ces conditions ainsi réglées avec la Gangâ, les Vasous d’une âme joyeuse s’en allèrent des côtés, où les dirigea leur pensée. 3864.

Le roi Pratîpa, continua le narrateur, signalait sans relâche sa bonté pour toutes les créatures ; il vint aux portes de la Gangâ, où il resta plusieurs années assis, murmurant la prière. 3865.

La Gangâ, revêtue des formes d’une femme, distinguée par sa beauté et portant les charmes les plus capables de séduire, sortit de ces ondes et, charmante de visage, spirituelle, armée d’une beauté céleste, elle s’approcha du saint roi, occupé à lire les Védas, et vint s’asseoir sur sa cuisse droite, semblable à un arbre çala. 3866-3867.

Pratîpa, le monarque suzerain de la terre, dit à l’illustre