Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/465

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faire une chose agréable à son frère. Bhîshma donna à Vitchitravîrya, le frère aîné à son frère puîné, ces princesses douées de toutes les qualités, conquêtes de sa valeur. Quand ce héros, connaissant le devoir, eut accompli, en se conformant au devoir, cet exploit surhumain, il commença la noces de Vitchitravîrya, son frère. 4130-3131.

Sage, il en avait arrêté la résolution de concert avec Satyavatî. Alors Dhaçatî, la fille aînée du roi de Kâçi tint ce langage à Bhîshma au moment de célébrer le mariage :

« Avant notre enlèvement, j’avais déjà choisi dans ma pensée le roi de Sâauma pour mon époux ; il m’avait également choisie avant pour sa femme, et c’était le désir de mon père. 4132-4133.

» C’est Çâlva, que je devais prendre au milieu des rois dans ce swayamvara. Maintenant que tu le sais, ô toi, qui sais le devoir, pratique ce devoir dans sa vérité. » 4134.

A ces mots de la jeune fille, dans l’assemblée des brahmes, le héros appliqua sa pensée, comme il convenait, à cette affaire. 4135.

Versé dans les choses relatives au devoir, il discuta la question avec les brahmes consommés dans les Védas et congédia Ambâ, la fille aînée du roi de Kâçi. 4136.

Bhîshma donna les deux autres Ambikâ et Ambalikâ pour épouses à son frère puîné Vitchitravîrya, suivant les formes enseignées par les rites. 4137.

Le prince juste, fier de sa jeunesse et de sa beauté, ayant reçu leurs mains, livra toute son âme à l’amour.

Elles étaient grandes, elles avaient une carnation d’azur, les cheveux noirs et bouclés, les ongles hauts et rouges, les seins et les hanches potelés. 4138-4139.

Les deux belles et nobles femmes honoraient Vitchitra-