Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/573

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« Reçois dans ceci, brahmane, si Kripa veut bien le permettre, une aumône éternelle ! » Drona sourit à ces mots et dit aux jeunes Bharatides : 5159.

« Voici une poignée de roseaux, que je consacre avec les formules de l’astra. Admirez maintenant sa vertu, qui n’existe pas en nulle autre chose ! 5160.

» Je vais briser mon anneau avec un de ces roseaux, le roseau avec un autre, celui-ci avec un troisième, et je reprendrai, à l’aide de ces roseaux mis d’eux-mêmes bout à bout et rejoints mon anneau réparé. » 5161.

Ensuite, reprit Vaîçampâyana, toutes ces choses furent exécutées promptement de la manière, qu’avait indiquée le Bharadwâdjide ; et les jeunes princes avaient regardé cette merveille avec des yeux épanouis d’étonnement. 5162.

« C’est admirable au plus haut degré ! » pensaient-ils ; et les Koumâras dirent ces mots à Drona : « Maharshi, retire vite ce sceau ! » 5163.

Alors, l’auguste Drona à la haute renommée, ayant pris un arc avec un trait, de percer le sceau d’une flèche, qui le rapporta en l’air, hors du puits. 5164.

La flèche ayant rapporté l’anneau hors du puits, Drona le prit et le donna, sans paraître étonné aux jeunes princes ébahis. 5165.

Quand ils virent le sceau retiré ; « Nous nous inclinons devant toi, brahme, lui dirent les Koumâras ; on ne voit pas avec les autres de telles choses. Nous savons maintenant qui tu es et de qui tu es : que devons-nous faire ? » 5166.

À ces mots, dit Vaîçampâyana, Drona fit cette réponse aux jeunes princes : 5167.

« Parlez de moi à Bhîshma ; dites-lui quel est mon exté-