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LE MAHA-BHARATA.

» Là, s’étant purifié, il se tint debout sur la terre de ce roi des monts, les mains réunies aux tempes et la tête continuellement levée dans son désir de gagner la faveur du soleil. 6595.

» Le roi Sambarana de tourner alors sa pensée vers le plus saint des rishis, son archibrahme Vaçishtha, la mort des ennemis. 6596.

» Tandis que le puissant monarque se tenait jour et nuit sur la même place, le brahmarshi se rendit vers lui dans le douzième jour ; 6597.

» car le grand saint à l’âme contemplative savait que Tapatî avait enlevé son âme au roi : il en avait reçu les nouvelles d’une manière toute céleste. 6598.

» Comme il avait envie de servir les intérêts du prince à l’âme enchaînée dans ses vœux, le plus vertueux des anachorètes, le devoir même incarné, s’entretint avec lui. 6599.

» Le vénérable saint, aussi brillant que le soleil, s’éleva dans les airs, à la vue même du monarque, et s’en fut voir l’auteur de la lumière. 6600.

» Ses mains réunies en coupe, le brahme s’approcha de l’astre aux mille rayons et, s’annonçant lui-même, prononça affectueusement ces mots : « Je suis Vaçishtha. » 6601.

» Vivasvat à la splendeur éclatante dit au plus vertueux des anachorètes : « Sois le bienvenu, grand saint ! dis-moi ce que tu désires. 6602.

» Quelque chose, que tu souhaites de moi, éminente personne, le plus excellent des êtres, qui sont doués de la parole, je comblerai ton espérance, n’importe sa difficulté. » 6603.

» À ces mots du radieux Vivasvat, le rishi Vaçishtha,