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LE MAHA-BHARATA.

La fille de Droupada, attentive à marcher sur les pas du devoir, embrassa les pieds du rishi divin et se tint devant lui, bien couverte et les paumes de ses mains réunies au front. 7608.

Le vénérable Nârada, le plus vertueux des saints, de qui la voix était celle de la vérité et l’âme celle de la justice, répandit sur la fille irréprochable des rois ses bénédictions et lui dit : « Retire-toi ! » 7609.

Krishna s’étant éloignée, l’auguste rishi tint ce langage en particulier à tous les fils de Pândou, Youddhishthira à leur tête : 7610.

« L’illustre Pântchâli, est l’unique et légitime épouse de vos excellences : suivez une ligne de conduite telle que la division ne puisse naître ici entre vous. 7611.

» En effet, jadis vivaient ensemble deux frères, Sounda et Oupasounda, célèbres dans les trois mondes : aucun être qu’eux-mêmes ne pouvait leur donner la mort. 7612.

» Ils possédaient en commun un seul royaume, un seul palais, une seule couche, un siège unique, un seul festin ; et cependant ils s’arrachèrent mutuellement la vie à cause de Tilauttamâ. 7613.

» Conservez donc cette amitié, qui est pour vous la source d’une félicité réciproque. Agis de manière que la désunion, Youddhishthira, ne se glisse point au milieu de vous, » 7614.

« De qui étaient fils, grand anachorète, les deux Asouras, Sonnda et Oupasounda, lui répondit Youddhishthira ? Comment naquit leur division et comment se donnèrent-ils la mort l’un à l’autre ? 7615.

» De quel Dieu était fille cette nymphe Tilauttamâ, pour