Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 2.djvu/359

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récompenses, roi des hommes, qu’après l’examen le plus attentif des fautes ou des services ? 222.

» Est-ce que tu guéris toujours, fils de Prithâ, une indisposition du corps avec des simples ; ou celle de l’âme avec des observances religieuses et de grands actes de piété ? 223.

» As-tu des médecins habiles dans l’art de guérir les huit membres et des amis dévoués, toujours attentifs au bien de ta personne ? 224.

» Ne vois-tu pas, roi puissant, que l’avarice, ou la démence, ou l’orgueil ne donne aucunement des amis ? On n’obtient de ces défauts que des ennemis. 225.

» Ne retiens-tu pas avec le frein de l’amour, que tu inspires, la conduite des hommes, que l’irréflexion, la cupidité ou la présomption a conduits vers toi ? 226.

» Les habitants de la ville et ceux, qui résident avec toi dans le royaume, quand on les a vendus à des étrangers, prends-tu soin de les retenir tous ? 227.

» N’accables-tu pas un ennemi faible par la force, un fort par le conseil ou tel autre avec les deux moyens réunis ? 228.

» Est-ce que les rois, tes vassaux, te sont tous dévoués autant qu’on doit l’être au suzerain ? Paieraient-ils dans tes besoins l’estime, que tu as pour eux, du sacrifice de leur vie ? 229.

« L’honneur éclatant et d’où peut naître le salut, que tu rends à les vertueux brahmes, le mesures-tu sur le talent, qu’ils ont acquis dans toutes les sciences ? 230.

» Dans l’affaire, où tu déploies tes efforts, as-tu soin de suivre le devoir fondé sur les Védas, où marchaient les hommes, qui l’ont précédé ? 231.