Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 2.djvu/37

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
15
ADI-PARVA.

» Celui, qui a vaincu ses organes des sens, obtiendra la terre ; » m’a-t-il dit encore, et j’ai répondu à Vidoura : « Je sais tout cela ! » 5766.

Le huitième jour du mois Phâlgouna, reprit Vaîçampâyana, dans l’astérisme de Rohinî, les voyageurs, étant arrivés non loin de Vâranâvata, aperçurent les gens de la ville. 5767.

Ensuite, à la nouvelle de l’arrivée des fils de Pândou, à cette nouvelle, qui les remplit d’une joie suprême, tous les sujets sortirent à la hâte par milliers, sur d’innombrables chars, de la ville de Vâranâvata et marchèrent au-devant d’eux, portant toutes les choses de bon augure indiquées dans les Castras. 5768-5769.

Tous les Vâranâvatains s’approchent, répandent sur les fils de Kountî leurs bénédictions de victoire et se tiennent, faisant un cercle autour d’eux. 5770.

Environné par cette foule, Youddhishthira, le plus distingué des hommes, Dharmarâdja même en personne, brillait tel que le Dieu au bras armé de la foudre, environné des Immortels. 5771.

Salués par les citadins et les saluant eux-mêmes, les Pândouides entrent dans Vâranâvata, remplie de monde et bien décorée. Entrés là, ils s’empressent de visiter, monarque sans péché, les maisons des brahmes, qui se plaisent dans leurs fonctions. 5772-5773.

Ces jeunes princes vont dans les maisons des opulents [1] chefs de la ville ; ils vont dans les maisons des vaîçyas et des çoûdras eux-mêmes. 5774.

  1. Rathinâm, ici dans le sens qu’on dit en français : une personne à voiture, à équipage.