Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 2.djvu/375

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SABHA-PARVA.

» Tel est, éminent Bharatide, ce ravissant palais de Varouna, que j’ai vu avant le tien dans mes pérégrinations. Écoute-moi décrire maintenant le palais de Kouvéra. 382.

» Le palais du fils de Viçravas est long de cent yodjanas, sire ; il en couvre soixante-dix de sa largeur ; il brille d’une blanche lumière. 383.

» Kouvéra, sire, l’a conquis lui-même par ses mortifications : il a ime splendeur égale à celle de la lune ; son toit ressemble aux cimes du Kailàsa. 384.

» Soutenu par les Gouhyakas, ce palais céleste respendit comme suspendu au milieu des airs : il est embelli de hauts pavillons faits d’or. 385.

» Admirable, charmant, parfumé de senteurs divines, plein de grandes pierres fines, il paraît aux yeux naviguer dans l’atmosphère, et la forme de ses cîmes ressemble à des nuées blanches. 386.

» Château aérien, ses parties faites d’or le coupent comme des éclairs. C’est là que demeure le royal fils de Viçravas, paré d’une robe et d’ornements admirables.

» Portant des girandoles flamboyantes, saturé de bonheur, environné par des milliers de femmes, il siège sur un trône saint, couvert de tapis célestes, brillants comme le soleil, et ses pieds reposent sur un marche-pied divin. Un vent frais le caresse, un vent chargé de parfums, disséminant les senteurs des bois odorants, du bosquet Nandana et du bassin de lotus, qui prend son nom d’Alakâ ; un vent, joie du cœur, au souffle duquel se balance la cîme des généreux mandâras. 387-388-389-390.

» Là, rassemblés dans ce palais, chantent avec de célestes accents, puissant roi, les Dieux et les Gandharvas, environnés par les troupes des Apsaras, 391.