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LE MAHA-BHARATA.

» L’Indrakîla, le Sounâbha et les deux montagnes célestes, ces monts et plusieurs autres, le Mérou à la tête, ont là tous leur siège au-dessous de l’auguste et magnanime souverain de la richesse. 413.

» Là siègent le bienheureux Nandiçvara, et Mahâkâla, et tous leurs divins suivants aux inufiles d’âne, 414.

» Kâshtha, Koutimoukha, Dantî et Vidjayâ aux sublimes pénitences, et le taureau Çwéta à la grande force, aux vastes meuglements. D’autres Rakshasas et Piçâtchas sont les serviteurs du Dieu, qui dispense les richesses.

» Le Poulastide, souverain de l’opulence, ne s’avance jamais que la tête inclinée vers l’époux d’Oumâ, environné de sa cour, Çiva aux formes multiples, Mahéçwara, le roi du roi des Dieux, qui donne la vie aux trois mondes. Il ne s’assied jamais avant que le Grand-Dieu, Bhava, l’ami de Kouvéra, ne lui en ait accordé la pcnnission. 415-416-417.

Là, Çankha et Padma, les premiers de ses plus riches trésors, les deux rois des richesses, se tiennent, toutes leurs richesses dans les mains, aux ordres du Dieu, qui préside aux richesses. 418.

» Tel est ce ravissant palais, que j’ai vu naviguer dans l’atmosphère ; je vais maintenant te décrire le palais de Brahma, l’aïeul suprême des créatures. Prête-moi l’oreille, sire. 419.

» Écoute-moi te raconter, fils de Bharata, quel est ce palais du Pitâmaha ; séjour, qu’on ne saurait dépeindre, mon enfant, à tel point qu’on pût dire : « Voilà sa forme ! »

» Jadis, dans l’âge Krita, l’adorable soleil, inaccessible à la fatigue, descendit du ciel, désirant voir le monde des hommes. 420-421.