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LE MAHA-BHARATA.

dèrent comme un prodige que cette lumière se fût mêlée au corps du héros aux longs bras et du plus grand des enfants de Manou. Un ciel serein versa la pluie, et la foudre tomba flamboyante d’une atmosphère sans nuages, 1586-1587-1588.

La terre de trembler au moment où Krishna abattit le Tchédien, et qui que ce fût parmi tous ces rois n’osa dire un seul mot. 1589.

Quelques-uns, muets comme si la mort eût passé dans le canal de leur voix, les yeux fixés avec colère sur Djanârdana, se broyaient les doigts avec les doigts de leurs mains. 1590.

Les uns, pleins de fureur, se mordaient les lèvres avec les dents ; les autres donnaient en secret des éloges au rejeton de Vrishni. 1591.

Ceux-ci étaient au plus haut point de la colère, ceux-là dans l’indifférence ; mais les grands rishis de s’avancer vers Kéçava et de le combler d’éloges. 1592.

Les brahmes magnanimes et les puissants maîtres de la terre vantaient hautement cette prouesse de Krishna, qui réjouissait leurs yeux. 1593.

Il dit avec révérence aux cinq frères, les fils de Pândou : « Honorez de funérailles, sans tarder, l’héroïque souverain, de qui Damaghosha fut père. » 1594.

Ceux-ci d’exécuter aussitôt ces ordres de leur auguste cousin. Le fils de Prithâ ensuite de sacrer avec tous les rois sur le trône des Tchédiens le fils du prince défunt. Ces choses terminées, le monarque enfant de Kourou fit resplendir son beau sacrifice, duquel avait disparu l’obstacle, entreprise cause de plaisir, agréable aux plus excellents, opulente de tous les biens, regorgeante de ri-