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LE SKI
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sur la langue la réflexion suivante : « Surtout ne me demandez pas de quelle façon ! »

Il y a dans le saut une très grande quantité de règles qui ne peuvent être observées qu’avec la plus grande difficulté et que les événements imprévus modifient. En passant brusquement d’un tremplin de 40 centimètres à un autre de 1 mètre on le comprendra à merveille.

La construction de grandes pistes de saut est presque devenue une science. Les profils de deux pistes connues, celle de Livbaken, près de Hönefes, en Norvège, et celle du Feldberg, dans la Forêt-Noire, caractérisent deux types bien différents.

À celle de Livbaken la pente de départ n’a que 59 mètres ; au Feldberg, 100 mètres. Ce que la première a en moins comme longueur de pente de départ, elle doit le racheter par son inclinaison, afin que le sauteur, à l’arrivée sur le tremplin, ait acquis la vitesse nécessaire. Dans les cas envisagés, la pente moyenne, à Livbaken, est de 18 1/2 p. 100 ; au Feldberg, seulement de 16. Cette correction du manque de longueur de la pente de départ par une inclinaison plus forte serait seule insuffisante pour obtenir d’aussi beaux sauts que sur la piste modèle du Feldberg, par exemple, si la pente inférieure n’était, elle aussi, construite en conséquence. À Livbaken, la moyenne de la pente inférieure est presque aussi forte que la pente maxima de la partie supérieure, c’est-à-dire 35°,5. En d’autres termes, cela signifie que la pente inférieure commence directement sa plus grande inclinaison sous le tremplin et se continue ainsi jusqu’à la fin de la

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