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RÉFLEXIONS D’UN SKIEUR PSYCHOLOGUE

être vous trouvez-vous alors en présence d’un personnage tout à fait remarquable.

Mon fils, méfie-toi de ceux qui « aiment tant faire des excursions » et qui désireraient « t’accompagner » si tu « voulais être assez aimable pour y consentir », ils ne te seraient « jamais nulle part à charge ». Ne sois pas trop aimable avec eux, car ils te deviendraient insupportables.

Si, en excursion, vous remarquez que votre compagnon est plus faible que vous, ne lui laissez pas apercevoir votre supériorité, mais ne lui laissez pas non plus remarquer votre délicatesse.

Quel temps fera-t-il demain ? Ne répondez jamais à une pareille question, vous pourriez par hasard avoir raison et vous figurer que vous le saviez.

Les gens personnels et les égoïstes sont, en excursion, difficiles à supporter, mais on peut aussi, par une amabilité et une serviabilité exagérées, énerver ses compagnons.

Si vous avez fait une excursion en un temps véritablement très court et dans des conditions défavorables de neige, ne le dites pas. Vous ne pourriez en vouloir à personne de ne pas vous croire, et on a déjà trop inventé sur ce chapitre.

Si vous priez quelqu’un de vous renseigner sur le temps nécessaire pour aller à la gare la plus voisine, partez en avance de la moitié du temps indiqué ; vous aurez encore des chances de manquer le train.

Vous croyez n’être pas vaniteux ? Regardez donc si, quand vous faites vos arrêts, il n’y a pas justement une foule de gens dans le voisinage.

On peut marcher sur une trace très étroite et cependant tenir beaucoup de place.

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