Page:Feydeau - La main passe !, 1906.djvu/46

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Chanal, furieux, arrêtant d’un coup de main le mouvement de l’appareil.

Allez-vous vous taire, nom de nom ?


Étienne

Monsieur ?


Chanal.

Vous ne voyez pas que je parle ?


Étienne

À qui ?


Chanal.

Est-ce que ça vous regarde ? Pas à vous en tout cas !… C’est à croire que c’est une gageure, ma parole ! Madame d’abord, vous après ! Quoi ? Qu’est-ce que vous voulez ?


Étienne.

Monsieur, c’est un monsieur qui désire parler à monsieur.

Massenay peu à peu s’est avancé et arrêté sur le pas de la porte laissée ouverte par Étienne.

Chanal, qui ne se doute pas que Massenay l’entend.

Oui. Eh ! bien je m’en fiche de votre monsieur ! Il m’embête ; qu’est-ce qu’il me veut ?


Étienne.

Voici sa carte.


Chanal, prenant la carte.

Et je m’en fiche de sa carte, comme de lui ! Je n’y suis pour personne, vous m’entendez ! Allez lui dire qu’il m’embête.