Page:Feydeau - Un fil à la patte, 1903.djvu/29

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



De Chenneviette. (2)

Ah ! à propos de journal, tu as vu l’aimable article que l’on a fait sur toi dans le Figaro de ce matin.


Lucette. (3)

Non.


De Chenneviette.

Oh ! excellent ! Justement j’ai pensé à te l’apporter ! (Il tire de sa poche un Figaro, qu’il déploie tout grand.)


Bois-d’Enghien, anxieux.

Hein !


De Chenneviette.

Tiens, si tu veux le lire.


Bois-d’Enghien, se précipitant sur le journal et l’arrachant des mains de Chenneviette.

Non, pas maintenant, pas maintenant ! (Il fait subir au journal le même sort qu’au premier.)


Tous.

Comment ?


Bois-d’Enghien.

Non, on va déjeuner ; maintenant, ce n’est pas le moment de lire les journaux.


De Chenneviette.

Mais qu’est-ce qu’il a ?