Page:Fierens-Gevaert, La renaissance septentrionale - 1905.djvu/147

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113 — Un renseignement précis à relever dans cette épitaphe : Hubert Van Eyck mourut le 18 septembre 1426. (1) Il a été question ces temps derniers de replacer la dalle de Hubert en face du polyptyque de V Agneau, de la surmonter du médaillon des deux frères, de l’entourer de figures symboliques ; la pauvre pierre ferait piteuse figure dans ce cadre glo- rificateur et nous espérons que les Gantois la lais- seront où elle est, ou se contenteront de l’encas- trer telle quelle dans les parois de la cathédrale. Donc Hubert, vrai- semblablement originaire de Maeseyck,vint s’instal- ler à Gand, commença le polyptyque de Y Agneau, reçut la visite des magis- trats de la ville en 1424, mourut en 1426 et fut enterré dans la crypte de l'église Saint-Jean, c’est- à-dire de Saint-Bavon. Cette crypte ayant été détruite en partie par suite de l’édification d’une nouvelle nef, on enleva toutes les tombes qui s'y trouvaient — y compris celle du grand maître et les ossements furent dispersés. Seul le bras droit de Hubert, enfermé dans un étui de fer, resta exposé comme une relique au cimetière. C’est dans la première édition de son Historié van Belgis, (Gand 1574,) où il POL I)E LlMISOURG ET SES FRERES Hallali du Sanglier dans la Forêt de Vincennes. Miniature des Très riches Heures du duc de Berry (Musée Condé, Chantilly). ( 1 ) Sur la dalle de Hubert Vau Eyck, sou histoire et sou inscription : Cf. V Inventaire archéolo - gique de Gand fascicule VIII. Gand, août 1893. 8 à