Page:Fierens-Gevaert, La renaissance septentrionale - 1905.djvu/214

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168 — » roi en fut ravi. Les artistes accouraient en foule pour voir le surprenant Photo Hanfstaengl. Jean Van Eyck Portrait d'Isabelle Borluut Volet du Retable de l’Agneau (Musée de Perlin). » ouvrage, niais bien qu’ils y regar- » classent de près et fissent toutes » sortes dejconjectures, allant jusqu’à flairer le panneau qui émettait une odeur d’huile très prononcée, le secret n’en resta pas moins impé- nétrable ».(1) Ce que Van Mander rapporte ici, est emprunté à Vasari. Cette expertise olfactive est plaisam- ment suspecte. Mais l’admiration des peintres italiens pour la technique de Jean est hors de doute. Perdu aussi malheureusement ce triptyque. On ne saurait reconnaître sa partie cen- trale dans l ’ Annonciation de St. Pétersbourg, laquelle n’est elle-même qu’un volet. Quant au saint Jérôme qui figurait dans le triptyque de Lomellinus et que Facius nous dé- crit dans sa bibliothèque, il se retrouverait dans une œuvre italienne de la National Gallery. Il ne faut point confondre, croyons-nous, ce Saint Jérôme avec celui que possédait Laurent de Médicis au dire de Van Mander et de Vasari. On a cru reconnaître ce dernier tableau dans une œuvre du musée de Naples: un Saint Jérôme dans sa chambre de travail qui a été successivement attribué à Hubert Van Eyck, à Colantonio del Fiore (?) et à Jean Van Eyck lui-même. C’est faire beaucoup d'honneur à une œuvre qui n’a rien de magistral. (1) Van Mander, Livre des peintres, tr. Hymans, p. 39 .