Page:Fierens-Gevaert, La renaissance septentrionale - 1905.djvu/227

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177 notre plus pur trésor national. Telles sont les principales raisons qui rendent pour ainsi dire insoluble l'énigme des frères Van Eyck. J’ai cru pourtant qu’il ne fallait point renoncer à commenter le Retable et j’ai pensé qu’en obtenant pour cette analyse le concours de plusieurs savants et archéologues, j’arriverais à mieux marquer les richesses et la grandeur du chef-d’œuvre. Le R. P . Van den Gheyn, conservateur des manuscrits à la Bibliothèque royale de Bruxelles, a relevé en vue de mon travail tous les textes inscrits sur le polyptyque ; M. Van Malderghem, archiviste de Bru- xelles, m’a communiqué une note sur les bannières et les couronnes des Chevaliers du Christ ; M. E. de Prelle de la Nieppe, conservateur aux musées royaux d'art décoratif de Bruxelles, a décrit les armures des trois saints qui précèdent ces Chevaliers ; M. Ver- meersch, membre de la Commission de surveillance des mêmes musées, m’a signalé les particularités relatives aux bijoux ; M. E. Closson, conserva- teur-adjoint du musée instrumental de Bruxelles, m’a fourni des indications sur les instruments des Anges Musi- ciens. Mon intervention, s’est bornée très souvent à la mise en œuvre des matériaux précieux fournis par mes collaborateurs.

Photo Hanfstaengl. Hubert et Jean Van Eyck La Vierge Retable de l’Agneau (Église de Saint Bavon, Gand). Il est nécessaire de donner une description schématique du chef- d’œuvre avant d’en aborder l’histoire et le commentaire détaillé. Nous supposons, bien entendu, le polyptyque reconstitué en ses éléments originaux. 12