Page:Finot - La Marche à la lumière, Bodhicaryavatara, poème sanskrit de Cantideva.djvu/97

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27. Impeccable, il est à l’abri de la souffrance physique ; sage, à l’abri de la souffrance morale ; puisque l’esprit souffre par l’erreur, et le corps par le péché.

28. Le corps est heureux par la vertu, le cœur par la sagesse ; restant dans le cercle des transmigrations par compassion pour les êtres, de quoi souffrirait-il ?

29. Détruisant ses anciens péchés, absorbant des océans de mérite, par la force de la pensée de la Bodhi, il va plus vite que les Auditeurs47.

30. Allant ainsi de bonheur en bonheur, quel être intelligent se découragerait, quand il a obtenu ce char qu’est la Pensée de la Bodhi, qui lui épargne toute douleur et toute fatigue ?

Les quatre corps d’armée.31. Pour réaliser le salut des créatures, il faut une armée de quatre corps : Aspiration, Fierté, Joie, Renonciation.

Aspiration.L’Aspiration s’acquiert par la crainte de la douleur et la pensée des avantages.

3348. J’ai à détruire d’innombrables vices, pour moi et les autres ; dans cette tâche, la destruction de chaque vice n’a lieu qu’après des océans de kalpas49.

34. Pour cette entreprise de la destruction des vices, je ne vois pas en moi une seule parcelle d’énergie. Destiné à des douleurs infinies, comment ma poitrine n’éclate-t-elle pas ?