Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/42

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. 36 ' CORRESPONDANCE 4 lombe, i’irais vers toi, chère et bonne amie, oui P firais, quand ce ne serait que pour toi. Mais ce serait pour moi aussi, car je te désire souvent et je pense a toi tous les jours. Si tu savais comme je suis enchaîné ici ! Oh ! les tyrannies douces ! · Pourquoi, quand nous sommes ensemble, nos caracteres et nos idées se heurtent-ils toujours ? ll ~y a la quelque chose qui ne dépend pas de nous et qui est amèrement fatal. Nous essayerons de nous y prendre mieux, n’est-ce pas ? — Que je t’embrasse pour ton bon amour, pour _ _ ton` bon cœur. N'aie plus de ces colères qui miallligent et qui m’irritent. Adieu. Un long baiser ‘ sur tes seins. ' A toi. l A . 199. A LA MÉME. En partie inédite. Croisset.Vcnclredi soir, II heures : [Août 184.7.] .l’ai envoyé tantôt à Rouen chercher le paquet` , que tu m’y avais adresse. Heureusement que tu n’y avais pas intercalé de billet, il eût été ïobablement lu et alors !... En aurais—je eu ai su ir de ces aimables laisanteriesl., A Je lirai les liettres de M. de Praslin. Le peu que ïen connais me paraît curieux. ly ai été frappé diune chose, c’est que ces lettres m’ont rappelé 4 par place la couleur des tiennes. Tu vas rire, mais ce rapprochement, quelque fin qu'il soit, m’a sauté . aux yeux par sa justesse. Il faut croire que le rap-