Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/448

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442 CORRESPONDANCE de même en littérature. Je retrouve toutes mes origines dans le livre que je savais par cœur avant de savoir lire, Don Quichotte, et il y a de plus, par dessus, l’écume agitée des mers normandes, la _ Q maladie anglaise, le brouillard puant. Adieu, mille et mille baisers; je suis éreinté et vais me coucher. A toi. ' 327. À MAXIME DU CAMP. _ 4 ° x Croisset, 1852 [26 juin]. MON c1-1ER AMx, Tu me parais avoir à mon endroit un tic ou vice rédlaibitoire. ll ne m’embête pas, n'aie au- cune crainte. Mon parti est pris là-dessus depuis longtemps. V ` le te dirai seulement ue tous ces mots : se dépêcher, c'est le moment, est temps, place prise, , se poser, hors la loi, sont pour moi un vocabulaire vide de sens. Cest comme si tu parlais a un Algonquin. Comprends pas. ' Arriver, à quoi ? A la position de MM. Murger, Feuillet, Monselet, etc., Arsène Houssaye, Taxile Delord, Hippolyte Lucas et soixante-douze autres ave Y Merci. ` être connu n’est pas ma principale allaire, cela ne satisfait entierement que les tres médiocres va- nités. D'ailleurs, sur ce chapitre méme, sait-on jamais à quoi s’en tenir 7 La célébrité la plus com- plète ne vous assouvit point et l'on meurt presque touiours dans l'incertitude de son propre nom, a moins d'être un sot. Donc l’illustration ne vous classe pas plus à vos yeux que l'obscurité.