Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/472

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466 CORRESPONDANCE partout; ai toi, a toi, mon pauvre amour ou- , tragé. · ` _ Encore un long baiser. Ton G. ` 3 54. À LA MÉME. Entièrement inédite. ` , » - Dimanche soir. [18 juillet.] Ce sera ce soir une lettre bien 'courte. Voilà - _ plusieurs nuits que je passe à peu près complè- tement et iai besoin _d'en faire une bonne. Je fécrirai plus longuement un des jours de cette · semaine. Hier il a fallu se lever avautsix heures pour aller à 3 lieues d'ici, à la campagne, à l'enter- rement de Fauvel, ce cousin de ma mère dont je t’ai parlé,'qui est mort en Afri ue. .l’ ai avalé deux 4 messes, une à la cathédrale de Rouen d’abord, puis là-bas à Pissy. Cematin, fai été aun comice agricole, dont ien (sic) suis revenu mort de fatigue et d’ennui. .l'avais besoin de voir une de ces ineptes cérémonies rustiques pour ma Bovary, dans la deuxieme partie. ~ . Cest pourtant la ce qu’on appelle le Progrès et ou converge la société moderne. .l'en suis physiquement malade. L’ennui qui m’arrive par les yeux me brise, nexvcusement arlant, et puis ` le spectacle longtemps enduré dg la foule me 4, plonge toujours dans des vases de tristesse ou · _ U j’étouH"el , . · le ne suis pas sociable, définitivement.] La vue , de mes semblables m’alanguit. Cela est très exact et littéral.