Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/474

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46 8 CORRESPONDANCE _ tion. Tu m’excuseras donc si je garde mes pre- _ mieres impressions que rien, je crois, n’efYacera. Ce qui se formule en moi par image y reste. Or il m’en a causé une, à ton endroit, odieuse. ` Nous causerons de tout cela tranquillement, en- V semble, dans seize a dix-huit jours, quand ie t’em- · brasserai, ma bonne chère Louise. ' J’ai bien ri de ton excitation à propos du Saayricon. ll Faut que tu sois Fort enflammable. Je te jure bien, quant a moi, que ce livre ne m'a jamais rieràfzit. · » I ‘ II y a, u reste, peu de luxure, uoi que tu en dises. Le luxe y domine tellementlla chair qu'on la voit peu. _ ,‘ Adieu, à. bientôt une autre lettre. Ecris-moi. Je t'embrasse bien fort. · ‘ A toi. Ton G.

  • » gg;. Ã LA MÉME.

. Entièrement inédite. . · Jeudi 4. heures clu soir. ` Je suis en train de recopier, de corriger et ra- . turer toute ma première partie de Bovary. Les ‘ · yeux m'en piquent. Je voudrais d'un seul coup ` ' d’œiI lire ces cent cinquante-huit pages et les saisir avec tous leurs details dans une seule pen- ' see. Ce sera de dimanche en huit que je relirai ` ` tout à Bouilhet et le lendemain, ou le surlende- ' main, tu me verras. Quelle chienne de chose que 'la prose! ça n’est jamais Hni; il y a toujours a