Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 3.djvu/38

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32. CORRESPONDANCE très grands hommes écrivent souvent fort mal, et tant mieux pour eux. Ce n’est pas la qu'il faut chercher l’art de la Forme, mais chez les seconds (Horace, La Bruyère). Il faut savoir les maîtres par cœur, les idolatrer, tâcher de penser comme eux, et puis s’en séparer pour toujours. Comme in- struction technique, on trouve plus de profit à tirer des génies savants et habiles. Adieu, j’ai été dérangé tout le temps de ma lettre; elle ne doit pas avoir le sens commun. Je t’embrasse de la plante des pieds au haut des cheveux. ‘ A toi, ma bien aimée Louise; mille baisers en- core. I ‘ ` V 545. À LA MÉME. En parti: inédite. [Croisset] Nuit de vendredi à samedi, 2 heures [x"-2 octobre 1852]. _ Je t’écris ce soir parce que, voulant (envoyer dimanche mon avis sur ta pièce que j'attends avec impatience, cela ferait un retard qui te semblerait trop long, bonne chère Louise. J’avais oublié de te parler de Cuvillier-Fleury Quel crétin! Quelle école que celle des Cuvil ier, Saint—Marc Girar- din, Nisard, les prétendus gens de goût, les pré- ' tendus classiques, braves gens qui sont peu braves gens et étaient destinés par la nature a être des professeursde sixième! Voilà pourtant ce qui nous juge! Quoi qu’il en soit, Cuvillier (admire beau-