Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/156

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1 50 CORRESPONDANCE 796. À JULES DUPLAN. Croisset, dimanche [fin juillet-début août 186.]:]. Comme je suis content de ta lettre de ce ma- tin, mon bon vieux! enfin te voila case, et dans une position qui te dplaît. Si toi ou ton patron aviez besoin du consul u Caire, fais-le—moi savoir: je lui écrirai ce que tu voudras. Ledit consul se nomme le comte de Sainte-Foix, et est un excel- lent bougre. Tu vas donc entrer en relations avec les rois nègres dont parle le Vieux. .l’espère que tu vas puiser la quelques exemples pour renforcer tes pr1nc1pes... Ce brave Cernuschi était si content de cette nouvelle que c'est la la première chose qu’il m’ait dite mercredi soir, où je l’ai trouvé dans son lit, couché. .l’ai vu aussi, à Frascati, le prince Napoleon, superbe et orne de bas écossais. Depuis que nous nous sommes quittes, fai lu toute la col ection des Guêpes, piètre lecture, du Saint-Simon (celui des Saint-Simoniens et non de Louis XIV), du Fourier, du Lacordaire et du Lamennais; tout cela n'est pas clémesurément amusant, ni même fort. J e me suis retrempe hier au soir, au déhottë comme dit Villemessant, en re- lisant le deuxième volume de la Philosophiem, et toujours avec un nouveau plaisir. U) La Philosophie dans le boudoir, du Mar uis de Sade, que Flaubert appelle ale Vieuxv quelques lignes plus haut.