Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/18

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1 2 CORRESPONDANCE sation des ouvriers, le pere Senart qui ne me paraît pas fort du tout, et l'illustre Migraine qui sort de mon cabinet à. l’instant. II me tarde bien de m'en aller, et de bécoter tes bonnes `oues. Je vais aujourdhui à Rouen,ldîner chez le petit Baudry, avec des Persans. Je passerai a l'l·lôtel- Dieu et je profiterai cle l’occasion pour prendre un bain de vapeur. ça me délassera. La fin de Car- tlia e est lourde. la lettre du couvent, que je viens d’0uvrir par ton ordre , est pour t’inviter à assister au tirage de la loterie qui a eu lieu hier. Je suis content que tu étudies un peu plus ton piano. Tâche d’acquérir le plus de talents possible. ça fait passer le temps agréablement, et ça peut servir. Continue a lire l’Hz'st0ire de la conquëtelïl. Ne t’habitue pas ai commencer des lectures et à les . planter làlpour quelque temps. Quand on a pris un livre, 1 faut l’avaler cl'un seul coup; c’est le seul mo en cle voir l'ensemble et d'en tirer du rofit. Ãccoutume-toi à poursuivre une idée. Euisque tu es mon élève, je ne veux pas que tu aies ce clecousu dans les pensées, ce peu cl'esprit cle suite, qui est l'apana e des ersonnes de ton sexe. Voilà cles conseils bien rébarbatiis (ou rébarba- ratifs), mon bibi, et qui sentent le scheilc; mais ta lettre de ce matin est si gentille et bien troussée, que l'on peut te parler comme à un `eune homme raisonnable, ce qui est le plus grancl éloge que je puisse te faire. U) Histoire cle la conquête de l'Angleterre par les Normands, par Augustin THIERRY.