Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/208

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zoz CORRESPONDANCE que fai revu Paris et mes amis avec grand plaisir. J'ai l’esprit assez perverti et le cœur assez dur pour ne pas repretter la campagne et ne pas sentir le besoin d’al er à la chasse chez Saint-Andre; mais ce que je reîrette, c’est ta bonne mine à bécoter. Si les a orations de M. le Préfet te laissent quelque loisir, écris a Ton vieux ganachon qui t’aime tendrement. Embrasse pour moi ton oiseau, qui est bien gentil. p 858. À LA MÉME. J Paris [février 1866]. CHÈRE CARo, Ta grandmere a l'intention de descendre chez moi; mais ie n’avais pas songe que ie n’ai pas de place pour Joséphine. Elle va sans doute te mon- trer ma lettre où tu verras mes explications. Je n’ai pas de place pour mettre un troisieme lit chez moi, puisque mon domestique couche dans la cuisine; de plus, il me manque des matelas et des couvertures. Tu connais assez ta grand’mère pour compren- clre qu’elle va croire que je ne veux pas la rece- voir et que tout cela est un pretexte; tache de lui faire entendre raison. Je ne demande pas mieux que de. la loger, mais, Franchement, Joséphine me generait, outre que je ne vois pas moyen de nous tasser tous dans mon domicile. ll faut donc : 1° ou qu’elle se resigne a se passer cle femme de chambre; 2° ou que j’envoie chaque soir mon