Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/272

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266 co1>.1>.Es1>oNnANcE primée ne devrait pas avoir plus d'importance que la Parole prononcée. Espérons qu’on y arri- vera! . Mon aillustre amie», comme vous dites, a été assez malade. Elle est maintenant à Nobant. Je crois u'elle va asser le reste de l’l1iver dans le Ma; q P 1 . . Je souhaite a Ponsard et a Dumas tout le succés possilge. Jîïles applaudirai de grand cœur, si je peux tre ' eur premiere. Tant mieux que Sainte-Beuve se rétablisse; il Faut qu’il vive ongtemps, nous en avons tous besoin. Vous Faites bien d’avoir pour lui de l’aH’ec- tion, car il vous est sincerement dévoué. Mais peut-on vous connaître et ne pas vous aimer, rincesse! ` Cest pourquoi je prends la liberté de vous baiser les deux mains et de vous aflirmer que je suis entierement vôtre. G. FLAUBERT. 893. Ã GEORGE SAND. Croisset, nuit de samedi [12-1 3 janvier 1867]. Non, chere maître, vous n’êtes pas prés de votre fin. Tant pis pour vous, peut-étre. Mais vous vivrez vieille et très vieille, comme vivent les géants, puisque vous êtes de cette race-la; seule- ment, il fàut se reposer. Une chose m'étonne, ' c’est que vous ne soyez pas morte vingt fois, avant r 1 · a tant pense, tant ecrit, et tant souiiert. Allez onc un peu, comme vous en aviez tant envie, au bord de la Méditerranée. l..’azur détend et retrempe.