Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/280

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2.74 CORRESPONDANCE J’aurais besoin, maintenant, que des hommes de ce monde-la fussent un peu francs avec moi, car je vais me mettre a étudier la Révolution de 48. Vous m'avez promis de me chercher dans votre bibliothèque de Nohant : 1° un article de vous sur les faïences; 2° un roman du père X***, jésuite, sur la sainte Vierge. Mais quelle sévérité pour le père Beuve, qui n’est ni jésuite ni viergel ll regrette, dites-vous, « ce qu’il y a de moins_ regrettable, entendu comme il l’entendait». Pourquoi cela? Tout dé- _ pend de lïntcnsité qu'on met à la chose. ' Les hommes trouveront toujours que la chose la plus sérieuse de leur existence, c'est jouir, La femme', pour nous tous, est l'o ive de l'in- fini. Cela n'est pas noble, mais tel est le vrai fond du mâleQ On blague sur tout cela, démesurément, Dieu merci, pour la littérature, et pour le bonheur individuel aussi. · Ah! je vous ai bien regrettée tantôt. Les marées sont superbes, le vent mugit, la rivière blanchit ‘ et déborde. Elle vous a des airs d'océan qui font du bien. 8 98. À LA MÈME. [Croisset] Mardi [I2 février 1867]. Je viens de recevoir vos trois brochures en - même temps que votre lettre, chère maître. Merci des unes et de l’autre. Je serai à Paris vers la fin de la semaine pro- chaine.