Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/310

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917. À MAURICE SCHLÉSINGER.

2 juin 1867.

MON CHER AMI,

J’ai trois choses à vous dire :

1° Vous êtes venu en France dernièrement et je ne vous ai pas vu, ce qui n’est point gentil de votre part.

2" Le fils de notre ancien ami Pradier désirerait avoir, dans la Gazette musicale, un article (d’éloges, bien entendu) sur un Album pour piano, qu’il a récemment publié. Je ne connais aucun des rédacteurs de la Gazette. Pouvez-Vous, Vous, lui faire avoir cet article ?

Troisième question (importante et pressée, s. v. p.) : je suis forcé, ans le travail que je fais maintenant, de passer par la Révolution de 48. Vous avez joué un rôle dans le Club des Femmes (1). Le récit exact de cette soirée se trouve-t-il quelque part ? Ce qui serait bien, ce serait de recueillir vos souvenirs à ce sujet et de me les envoyer lisiblement écrits — car j’ai souvent du mal à déchiffrer vos rares é îtres. Tel est le service que « attends de vous, cher ami. Si M“ » ’Maurice est de retour a Bade, présentez-lui mes meilleurs souvenirs. ·

Je Vous embrasse et suis vôtre.

(1) Le club des maris et le club des femmes, vaudeville par Clairville et Cordier. 1 vol. in-8°, Paris, 1848, Tresse, éd