Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/378

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72 CORRESPONDANCE

qui secoue son evêquel II parait que toi ou ta grand’mère vous avez raconté la scene aux Achille, car M“‘° Achille l’a redite à Bouilhet lui-même. Bref`, fai eu des remords et lui ai demande par- don, car tu sais que je n’aime pas à aflliger ceux que j'aime. Bon nègre, au fondl J ane Robinet m'a envoyé deux billets pour son concert, avec une lettre très bien troussée ou elle me prie d’_y venir. Mais, franchement, ie suis si indigne contre moi-même de sortir le soir trop souvent, qlue je balance un peu a perdre encore cinq a six eures de travail. C’est pour lundi pro- chain. .l’ai vu hier M“‘° Sand qui m’a demande de vosbnouvelles at tous. Elle est de plus en plus ai- ma le. . Derniere nouvelle : on a vide cette nuit les lieux de mon domicile, et messieurs les vidan- geurs ont fait tant de bruit que je n`ai pu Fermer l'œil. Dans l'espece de cauchemar qu'ils m'ont donné, fai ëêvé : l'Empereur et ma. niecell Toutes es sommit sl Adieu, pauvre loulou. Ton vieux ganachon. 968. Ã EDMOND ET JULES DE GONCOURT· [Croisset] Mercredi [mai 1868]. [ ..... ] Rentre chez moi, dimanche, a onze heures et demie, ie me couche, en me promettant de dormir profondement, et `e souille ma bougie. Trois minutes après, éclats cle trombone et batte-