Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/392

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3 86 CORRESPONDANCE A propos de celui-là, ge vous supplie, chere maître, de lire, à la suite e son livre sur la célé- bration du dimanche, une histoire d'amour inti— tulée, je crois, Marie et Mwdme. Il faut connaître ça pour avoir une idée du style des penseurs. Cest a mettre en parallèle avec le Wyage en Bre- tagne, du grand Veuillot, dans çà et là. Ce qui n’empéche pas que nous avons des amis tres ad- mirateurs de ces deux messieurs. Quand je serai vieux, je ferai de la critique; ça me soulagera, car souvent ïétoulle d'opinions rentrées. Personne, mieux que moi, ne comprend les indignations de Boileau contre le mauvais out: « Les bétises ue i’entends dire à l’Acaclémie hatent ma fin.» Voilà un homme. Toutes les fois, maintenant, que ïentencls la clzaîne des bateaux à vapeur, je songe a vous, et ce bruit-là m’irrite moins, en me disant qu’il vous plaît. Quel clair de lune il fait cette nuit sur la riviere! 977. À MADEMOISELLE LEROYER DE CHANTEPIE. Paris, I5 juillet [-1868]. C1-1ÈRE DEMOISELLE, A mon retour de Fontainebleau, je trouve votre lettre qui m’est envoyée de Croisset, et je réponds de suite a votre question touchant l'Opéra. Ce que je vous conseille, c'est de ne rien faire, car vous n’arriverez à rien. On ne peut pas Forcer une ville à avoir un théâtre malgré elle. Sur quels fonds serait prise la subvention? L'Empereur, je crois, n’y peut rien du tout.