Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/404

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3 9 8 CORRESPONDANCE 987. À LA PRINCESSE MATHILDE. Croisset [15 août 1868]. Pnmcnssn, Je suis bien fâché de vous avoir importunée inutilement, mais l'épouse légitime de mon pro- tege (qui est un ami de ma nièce) m'avait aiiirmé ue son homme était parfaitement en .mesure detre promu chef de bataillon. J e prie donc Votre Altesse de m’excuser. En arrivant ici jeudi matin j’ai trouvé votre ai- mable lettre du 12, où je vois (du moins vous le dites) que je ne vous ai pas trop été à charge pen- dant huit jours. Cest bien gentil, cela! Quant à moi, si j’avais suivi mon propre entraînement, je serais reste indéfiniment pres de vous; mais. .. mais... mais... sans compter ma timidité, dont vous Iqous moquez et dont au fond vous ne doutez as, rincesse. P .l’étais si troublé jeudi soir, en vous quittant, que je n'avais plus la tête à moi. La princesse Charlotte (1) vous a conté mes grotesques embarras en chemin de Fer. On ne saura jamais tout ce qu’il y a de faiblesses sous ma grosse enveloppe de en- . darme. Mais je m'arrête, pour ne pas ressembler au monsieur (de mes amis) qui posait chez vous l’homme sentimental. Me voila donc revenu ai mon travail. Puisse-t-il vous plaire, Princesse! Comme vous êtes difficile, votre sufirage serait pour moi un vrai triomphe. U) Comtesse Primoli.