Page:Flaubert - Madame Bovary, Conard, 1910.djvu/537

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Page 473, ligne 27, L’aveugle (jusqu’à réclusion perpétuelle dans un hospice).

Page 475, ligne 16, Il en vint à rougir (jusqu’à le symbole obligé de la tristesse).

Page 476, ligne 31, D’ailleurs (jusqu’à fin d’alinéa : comme chacun sait).

Page 477, ligne 32, les titres ne lui manquaient point (jusqu’à incendies ! ).


PUBLICATION DE MADAME BOVARY
DANS LA REVUE DE PARIS.


Madame Bovary fut considérée par la Revue de Paris comme une œuvre de valeur, mais « enfouie sous un tas de choses inutiles ». Maxime Du Camp, sur les conseils de Laurent Pichat, directeur, écrivit à Flaubert l’étrange lettre que voici pour le préparer à leur combinaison en vue de la publication du roman dans la Revue.

« 14 juillet 1856.

« Cher vieux, Laurent Pichat a lu ton roman et il m’en envoie l’appréciation que je t’adresse. Tu verras en la lisant combien je dois la partager, puisqu’elle reproduit presque toutes les observations que je t’avais faites avant ton départ. J’ai remis ton livre à Laurent, sans faire autre chose que de le lui recommander chaudement ; nous ne nous sommes donc nullement entendus pour te scier avec la même scie. Le conseil qu’il te donne est bon et je te dirai même qu’il est le seul que tu doives suivre. Laisse-nous maîtres de ton roman pour le publier dans la Revue ; nous y ferons faire les coupures que nous jugeons indispensables ; tu le publieras ensuite en volume comme tu l’entendras, cela te regarde. Ma pensée très intime est que, si tu ne fais pas cela, tu te compromets absolument et tu débutes par une œuvre embrouillée à laquelle le style ne suffit pas pour donner de l’intérêt. Sois courageux, ferme les yeux pendant l’opération, et fie-t’en, sinon à notre talent, du moins à notre expérience acquise de ces sortes de choses et aussi à notre affection pour toi. Tu as enfoui ton roman sous un tas de choses, bien faites, mais inutiles ; on ne le voit pas assez ; il s’agit de le dégager ; c’est un travail facile. Nous le ferons faire sous nos yeux par une personne exercée et habile : on n’ajoutera pas un mot à ta copie ; on ne fera qu’élaguer ; ça te coûtera une centaine de francs qu’on réservera sur tes droits, et tu auras publié une chose vraiment bonne, au lieu