Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/227

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Un homme et une femme sur le même cheval (Caprée). « On croit que c’est Tibère avec une de ses maîtresses !! » (Catalogue). — La femme est devant l’homme qui, tout nu, porte seulement au cou un collier ; la femme, n’ayant qu’un drapeau au bas des hanches, tient un flambeau qu’elle dirige vers un arbre ; un esclave tâche de faire avancer le cheval, qui s’arrête sur la jambe droite ; à droite, un arbre ; de l’autre côté de l’arbre, debout, sur un piédestal enroulé d’une guirlande, un enfant nu, portant des fruits. Morceau joli, quoique la sculpture ne soit guère bonne et d un style licencieux ; quoiqu’il n’ait rien d’obscène, il a une corruption interne.

Festin d’Icarius. — Le fond représente une maison avec des fenêtres ; vue par l’angle, on la voit dans tout son côté et de face, les toits sont en tuile ; plus près de vous, une seconde maison, ou corps de logis plus bas et, dedans, une chambre ouverte, tentures aux murs. Sur un lit, un homme est sur son séant et se détourne ; couchée sur le même ht que lui, une femme, appuyée sur le coude et le menton reposant sur sa main ; devant eux, une table chargée ; aux pieds du lit, un candélabre. L’homme se soulève de son coussin et fait signe d’entrer à un personnage nouveau venu, auquel un petit Faune (queue en trompette) dénoue sa sandale. Le gros et grand personnage, très barbu, a l’air endormi, un autre Faune le soutient, le bras gauche du dieu fait toit sur sa tête. En dehors de la porte, quatre autres personnages dans un couloir : un jeune homme, couronné, tout nu, et portant un bâton démesurément long (terminé par des fleurs et des épis et