Page:Fleury - Littérature orale de la Basse-Normandie, 1883.djvu/198

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


174 LITTÉRATURE ORALE

du four et deux plus loin pour empêcher toute surprise.

L'heure venue de retirer le pain, on détoupe le four; tout est intact, personne n'a quitté son poste, et pourtant le four est vide.

Jacques était par\-enu à faire un trou au fond du four, et il en avait retiré par là tous les pains l'un après l'autre.

Le seigneur fut obligé de le complimenter, mais il ne renonça pas à la lutte.

— Voilà trois fois que tu m'affines, lui dit-il, mais tu ne m'affineras pas une quatrième. Je te défie de prendre les draps du Ut où je serai couché avec ma femme.

— J'essaierai, dit Jacques.

La nuit suivante, le seigneur se couche dans son ht, sa femme avec lui, et tous deux se croient bien sûrs qu'on ne par\'iendra pas à les dépouiller des draps dans lesquels ils sont enveloppés.

Dans le gros de la nuit, ils sont éveillés par un bruit à leur fenêtre. Ils se dressent sur leur Ht et aperçoivent un honmie en casquette qui a l'air de faire des efforts pour entrer.

— C'est notre homme, se dit le seigneur. Il