Page:Floupette - Les Déliquescences, 1885.djvu/29

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homme ? » ou bien encore : « Aristide, un bock ? » on m’excusera, je l’espère, si j’en dis peu de chose.

Cependant, les présentations achevées, celui de ces messieurs qui me parut le plus âgé, bien que peut-être il n’eût pas trente ans, un petit homme chauve, vêtu à la dernière mode, avec un monocle incrusté dans l’œil et une fine barbe en pointe à la Henri III, se leva, et me saluant d’un mouvement de tête infiniment gracieux, dit : « Vous ne sauriez croire, monsieur, le plaisir que j’éprouve à faire votre connaissance. Mon ami et frère en Jésus-Christ, Adoré Floupette, m’a parlé de vous dans les meilleurs termes ».

Comme je le remerciais de mon mieux, touché jusqu’au fond du cœur, il ajouta : « Êtes-vous poète ? » Je rougis et répondis que je n’étais qu’un malheureux pharmacien, fort indigne de l’honneur d’une telle société. « Pharmacien ! s’écria-t-il avec un air de joyeuse surprise, comme