Page:Fonson, Wicheler - Le Mariage de mademoiselle Beulemans, 1910.djvu/37

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ALBERT

Non. Oh ! pas à cause de vous, pas à cause de Mlle Anna… non pas que je me permette d’apprécier votre conduite, de vous blâmer ou de vous approuver, mais parce que Mlle Suzanne est la seule personne, ici, pour laquelle j’ai quelque sympathie. Elle est la seule qui m’ait accueilli aimablement, sans ironie et sans ce mépris que vous même vous affectez, même lorsque vous me demandez un service. Je crains donc qu’un mariage entre elle et vous, consommé sous d’aussi heureux auspices, ne soit pas un bonheur qu’elle mérite. Je ne désire donc en rien, aussi faiblement que ce soit, le faciliter pour ma part.


SÉRAPHIN

Vous n’allez pas lui dire, n’est-ce pas ?


ALBERT

Rassurez-vous, Monsieur. Je suis de cette sorte de chats qu’un chien comme vous peut ne pas aimer, mais qu’il doit estimer. Je ne ferai rien pour vous, mais je ne me servirai contre vous d’aucune arme déloyale. J’ai été, malgré moi, dans cette affaire, votre confident, mais je n’en respecterai pas moins votre secret.


SÉRAPHIN

Oui, vous dites ça…


ALBERT

Je le dis et je le ferai.