Page:Fonson, Wicheler - Le Mariage de mademoiselle Beulemans, 1910.djvu/46

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ALBERT

Elle me remercia, puis elle eut un indéfinissable sourire de mépris que je perçus au vol.


SUZANNE
(moqueuse).

Isabelle vous a brisé le cœur ?


ALBERT

Mais non, Isabelle ne m’a pas brisé le cœur ? mais je surpris chez cette brute cet aspect dédaigneux avec lequel on accueille ici mes meilleures intentions,


SUZANNE

Je vous assure que vous vous trompez. Enfin, voyons, qu’est-ce que vous avez dit à cette bonne quand elle vous a remercié ?


ALBERT

Oh ! je ne sais pas, moi ! Je lui ai dit : « De rien de rien… C’est la moindre des choses… »


SUZANNE

Ah ! voilà ! en parlant à Isabelle, il fallait dire : « Och ! laissez seulement, ce n’est rien de porter un sé-au ! »


ALBERT

Qu’est-ce que vous dites ?


SUZANNE

Je dis : « Och ! laissez seulement, ce n’est rien de porter un sé-au !… »