Page:Fonson, Wicheler - Le Mariage de mademoiselle Beulemans, 1910.djvu/61

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BEULEMANS

J’aimais mieux le temps des lampes à pétrole, alors je ne devais pas me mêler de ça.


Mme BEULEMANS

Oui ! mais ceci est un ouvrage d’homme. Vous ne voudriez tout de même pas faire venir un ouvrier pour ça.


BEULEMANS

C’est déjà bon… Est-ce que vous allez mettre le cramique sur la table ?


Mme BEULEMANS

C’est ça, vous ! Le cramique qui est l’étrenne du boulanger ! un cramique qu’on a eu pour rien !


BEULEMANS

Pour rien ! Un cramique de cinquante centimes, et vous avez donné deux francs au garçon.


Mme BEULEMANS

On ne peut pourtant pas avoir l’air de crotteux.


BEULEMANS

Alors vous ne le mettez pas sur la table ?


Mme BEULEMANS

Non ! L’étrenne du boulanger, ça est pour nous. C’est pour manger en famille.