Page:Fonson, Wicheler - Le Mariage de mademoiselle Beulemans, 1910.djvu/68

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pour qu’il mange. Vous lui mettez des couvertures pour l’étouffer et vous lui faites prendre trois cuillers par heure, au lieu d’une, pour le guérir plus vite.


Mme BEULEMANS

Mais oui !…


SUZANNE

Vous l’aimez si fort et vous le faites tout le temps bisquer ! Ça n’est pas gentil… Vous l’énervez… alors, il a un manchon en main et il le laisse tomber.


Mme BEULEMANS

Oui, Suzanne, mais il me fait, tout de même quelquefois enrager.


SUZANNE

Mais oui, mère, je sais bien… mais est-ce que vous croyez que Séraphin, quand il sera mon mari, n’essayera pas aussi de me faire enrager ? Je ferai semblant de rien, je ne discuterai pas… je lui donnerai raison… ça vaut mieux…


Mme BEULEMANS

Ça vaut mieux.


SUZANNE

Faites-le aussi, mère, et je serai contente en mariant Séraphin, sinon je serai triste de vous laisser comme ça, tous les deux.


Mme BEULEMANS

Je le ferai, Suzanne…

(Elle l’embrasse.)

SUZANNE

Il est là.