Page:Forneret - Deux Destinées, 1834.djvu/29

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ACTE I, SCÈNE IV; 13 deux ans l’expérience déjà m’éclaire. Hommes ri- dicules et égoïstes, examinez-vous donc sans un jugement plombé de légèreté ; n’employez pas à propos du solide et du sérieux ce jargon qui fait mal et dégoûte; n’ayez pas sur les lèvres ce qui n’approche point de votre coeur; enfin, n’imitez pas ces fats qui s’imaginent avoir tout dit quand ils vous ont jetéau visage un de ces riens de leur répertoire ennuyeux et insignifiant. LÉON, feuilletant un livre et regardantdes dessins; Et vous, censeurs, je voudrais bien savoir... CHARLES. Moi,- j’écoute sans être espion ; je suis ému sans dire : Voyez comme mes nerfs sont agacés; je haussé les épaules sans paraître impoli, et ce sont trois choses que chacun ne sait pas faire. Je parle peu; niais parmi ceux qui parfois m’entourent, je pourrais , sans trop de mérite, n’être point leur dernier si je voulais lancer quelques mots... A quoi bon? je suis toujours haletant devant une * pensée qui ne ressemble pas. à la mienne, et mon jet de paroles renferme de l’acide, du piquant