Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/189

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Huit jours se sont passés et la situation a changé de face.

Camille Monistrol pense toujours à venger son père, mais elle pense aussi beaucoup à Georges de Menestreau qui lui a déclaré ses sentiments, et qui aspire ouvertement à l’épouser.

Julien Gémozac s’est déclaré aussi, en dépit des conseils de sa mère, et n’a obtenu de mademoiselle Monistrol que des réponses évasives. Il soupçonne qu’il a un rival, mais ce rival, il ne l’a jamais rencontré chez la jeune fille, car il n’ose pas s’y présenter en dehors des heures qu’elle lui indique. Il se contente de servir d’intermédiaire entre Camille et M. Gémozac père, qui ne désapprouve qu’à demi les assiduités de son fils, et qui croit, plus que jamais, au succès productif du condensateur inventé par feu Monistrol. Julien broie du noir et essaie, sans y réussir, de se distraire en jouant un jeu d’enfer.

Alfred de Fresnay a triomphé sans trop de peine des scrupules de la comtesse de Lugos. Il l’a installée dans le