Page:Foucaud, Simon - Trois semaines d'herborisations en Corse, 1898.djvu/25

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La vallée s’inclinait, à travers le champ de cistes et les jardins, jusqu’à un sentier qui nous ramenait à la route de Calvi. Comme l’heure nous pressait un peu, nous nous mîmes à hâter le pas, sans toutefois perdre un coup d’œil. C’est ainsi que nous aperçûmes encore :

Rosa canina L.
Lavatera olbia ß. hispida Desf.
Stipatortilis Desf.
Phillyrea angustifolia L.
— — car. ligustrifolia Ait.
Trifoliumresupinatumvar.Clusii (G.G.)
Lupinus angustifolius L.
Daphne Gnidium L.
Galium decipiens Jord.

Et nous terminâmes cette belle excursion de la Serra par la découverte du rarissime Trifolium lencanthun Dub.

Citadelle de Calvi. - 14 mai.

Le plaisir que nous avions pris à herboriser sur le sol corse nous avait fait négliger jusque là la ville ; le reste de la matinée y fut consacré. Calvi, qui compte une population de 2,000 âmes à peine, a l’aspect d’un gros bourg tranquille. Dans une situation riante, au bord de son beau golfe, avec ses maisons hautes s’ouvrant par de larges porches où s’accrochent des tentes à l’italienne, avec ses rues où le soir des bandes d’enfants s’ébattent à grands cris, elle n’a rien qui évoque