Page:Frébault - Apothicaire et perruquier.djvu/29

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PLUMOIZEAU, courant à la table pendant ce temps.

Si je pouvais, en attendant…


Scène IX

BOUDINET, PLUMOIZEAU.



BOUDINET, allant le prendre par le bras et l’amenant sur le devant.

Quant à vous, si jamais vous remettez les pieds ici… je ne vous dis que ça !


PLUMOIZEAU.

Saperlipopette ! il ne me laissera pas manger !!!


BOUDINET.

Tenez et filez. (Il lui met de la monnaie dans la main.)


PLUMOIZEAU, hébété.

Dix sous !… il me donne dix sous !…


BOUDINET, furieux.

N’est-ce pas assez, crétin !… pour ce que tu as fait ?


PLUMOIZEAU, hébété.

Ce que j’ai fait ?


BOUDINET.

Une coiffure manquée… deux dents cassées !


PLUMOIZEAU, exaspéré.

Oh ! saperlipopette !… je m’insurge à la fin !… Dans quel antre suis-je tombé, ô mon Dieu !… J’arrive, et à peine entré dans cette maison inhospitalière, je me trouve immédiatement en butte à des brutalités sans nom ! on m’empêche de manger, bien que j’aie une faim de loup, on me met un peigne entre les mains… et on me force à coiffer la femme à laquelle je viens m’unir…


BOUDINET.

Que dit-il ?