Page:Frébault - Apothicaire et perruquier.djvu/9

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––––––A sommeillé sans étincelle,
––––––Sans me gêner jusqu’à ce jour.
––––––Chagrins, ennuis, en récompense,
––––––Chez moi n’ont jamais fait séjour,
––––––Et je bénis la Providence
––––––De n’avoir pas connu l’amour.

(Tirant sa montre). Voyons ! il ne peut tarder à arriver maintenant ? Il faut que je voie si Sempronia est prête à marcher à l’autel. (Il va pour sortir, quand paraît Chilpéric.)


Scène II

BOUDINET, CHILPÉRIC, très-frisé, en habit noir, avec un petit paquet sous le bras. — Il entre par la porte du fond.



CHILPÉRIC, saluant.

Monsieur Boudinet, s’il vous plaît ?


BOUDINET, allant à lui les bras ouverts.

Ah ! voici notre jeune homme, enfin !


CHILPÉRIC, abasourdi, se laisse embrasser. – À part.

Tiens ! qu’est-ce qu’il a donc, ce vieux ?


BOUDINET, joyeusement.

Nous n’attendions plus que vous, jeune matassin !


CHILPÉRIC, embarrassé.

Excusez-moi, monsieur, si je suis un peu en retard.