Page:France - Sur la voie glorieuse.djvu/51

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D’APRÈS HÉRODOTE


Ce petit morceau n’est pas pour ceux qui ont pratiqué Hérodote. Ils n’y trouveraient que ce qu’ils connaissent déjà et dans un ordre qui dérangerait leurs habitudes, sans aucun avantage pour eux. Je crois, au contraire, que les esprits moins familiers avec l’antiquité le liront avec plaisir. J’en peux penser du bien sans vanité, puisque je n’y suis autant dire pour rien. Toute ma tâche, et je la trouvais des plus agréables, a été de réunir en un seul dialogue des maximes et des conversations éparses chez le vieil historien, qui est certainement un des parleurs les plus aimables qu’on puisse entendre. Cet arrangement a du moins le mérite de mettre sous un jour très vif l’esprit grec au lendemain des guerres médiques, à cette heure radieuse où la Grèce, victorieuse et sage, réalisa dans la poésie et dans l’art la souveraine beauté.

Certes je n’ai rien tenté pour rapprocher les Grecs de nous. Je me suis appliqué, au contraire, à faire