Page:Franck - Le communisme jugé par l'histoire, 1871.djvu/67

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lui. Il reçut de la postérité le surnom de Zendik, c’est-à-dire l’Impie[1].

C’est donc aux époques les plus délaissées par la civilisation, et dans des sectes méprisées dont aucune n’a pu se maintenir devant la réprobation universelle, qu’il faut aller chercher ces idées qu’on nous montre aujourd’hui comme la plus grande découverte et la seule espérance de notre temps. Il est vrai que, chemin faisant, elles se sont quelque peu rajeunies dans la forme. Le communisme, dans l’antiquité, a une organisation théocratique et guerrière ; sous l’influence du christianisme ou des idées qui l’annoncent, et dans tout le cours du moyen âge, il à un caractère inspiré et religieux ; enfin, nous allons le voir essayant de se justifier au nom de la raison, et prenant, autant que sa nature le permet, un caractère philosophique. Mais il ne gagnera rien à ce changement ; car en quelque temps et sous quelque forme qu’il se présente, il porte avec lui sa condamnation.



  1. Malcolm, Histoire de Perse, t. I, cbap. 6 — Herbelot, Bibliothèque oiientale.