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Page:Froger - À genoux, 1878.djvu/230

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IX
LES DIEUX BONS


 
Un soir que nous serons agités par les Dieux,
Nous nous regarderons avec de grands clins d’yeux,
Et, poursuivis depuis tant d’heures par les mornes
Remords qui nous auront reculés jusqu’aux bornes
Du mondé, flous serons encore remués
Par le regret des Dieux que nous avons tués.

(Car depuis qu’enfiévrés par cette amour frivole,
Nous nous sommes un soir donné notre parole
Dans un lit où vos bras tièdes me font dormir,
Chaque nuit, nous avons d’un coup et sans frémir